Sur une ligne de conditionnement, l’opérateur porte des gants et a souvent les mains humides. S’il doit s’y reprendre à trois fois pour valider un lot, le poste tactile ralentit la production au lieu de la servir. Le problème est banal ; il se règle au niveau du matériel, rarement au niveau de l’interface. IEI Integration Corp. (lien vers ieiworld.com), partenaire d’APLUS Système Automation, y répond avec la série AFL4 : treize panel PC industriels sans ventilateur, de 7 à 15,6 pouces, bâtis autour d’un écran capacitif verre-verre et d’une face avant IP64.

Trois plateformes processeur pour un seul châssis

Le processeur fixe le prix du poste, sa consommation et sa durée de vie au catalogue. Plutôt que d’imposer une plateforme, IEI en propose trois sur la même mécanique. C’est ce qui permet de standardiser un parc de postes tactiles sans standardiser leur puissance.

Au sommet, les Intel® Core™ i3, i5 et i7 en Alder Lake-P (12e génération) ou Raptor Lake-P (13e) : jusqu’à 12 cœurs, 4,7 GHz en pointe, circuit graphique Iris® Xe jusqu’à 96 unités d’exécution, deux emplacements M.2 M-key en PCIe Gen4 x4. Cette plateforme se justifie pour du traitement d’image ou de l’inférence locale. Sur un poste de saisie, elle ne se justifie pas — et le dire fait partie du conseil.

Les Rockchip® RK3566 et RK3568 sont des SoC quatre cœurs Cortex-A55, jusqu’à 1,8 et 2,0 GHz, avec 2 à 8 Go de LPDDR4X, 16 ou 32 Go d’eMMC et une sortie HDMI 2.0 en 4K, sous Debian 10 ou Android 12. Pour afficher un synoptique et quelques boutons, un x86 serait surdimensionné.

L’Intel® Celeron® J6412 couvre sept des treize modèles. Quatre cœurs à 2,0 GHz, 2,6 GHz en pointe, 10 W de TDP, 8 Go de LPDDR4x soudés. IEI annonce au moins 73 % de performances CPU en plus que la génération précédente, à consommation contenue. C’est le cœur de la gamme : saisie de production, supervision, contrôle machine.

Le tactile verre-verre : la vraie signature de l’AFL4

C’est là que se joue l’écart avec un écran grand public encastré dans une armoire. La dalle est une capacitive projetée 10 points en montage verre-verre, pilotée par un contrôleur tactile industriel. Elle répond avec des gants et avec les mains mouillées, sans mode dédié ni réglage préalable.

Le verre est chimiquement renforcé, dureté 7H minimum. Une pointe de tournevis posée sur la dalle ne la marque pas. Sur un poste où les outils traînent à portée de main, ce n’est pas un argument cosmétique : c’est ce qui décide si l’écran est encore lisible au bout de cinq ans.

À cela s’ajoutent un traitement antireflet mat, un taux de transmission de 87 % et une protection anti-UV : l’affichage reste lisible sous un éclairage direct et le poste ne jaunit pas derrière une baie vitrée. Le rétroéclairage est donné pour 30 000 heures, soit près de quatre ans en service continu.

Une mécanique sans pièce mobile, conçue pour l’atelier

Pas de ventilateur : le boîtier en aluminium moulé sous pression fait office de dissipateur et évacue la chaleur vers l’extérieur. Aucun filtre à remplacer, aucune poussière aspirée dans l’électronique, aucun roulement à changer au bout de trois ans. La maintenance préventive d’un poste AFL4 tient dans un chiffon.

  • Protection : face avant IP64 contre la poussière et les projections d’eau.

  • Température : de –10 à +50 °C sur les modèles Intel, avec circulation d’air.

  • Alimentation et montage : 12 V DC, encastré, mural, sur pied ou sur bras VESA.
  • Réseau : Wi-Fi 6E et Bluetooth 5.2 par antennes internes 2T2R, 2,5 GbE

  • Interfaces industrielles : RS-232, RS-422 et RS-485 conservés sur toute la gamme — un automate ou une balance se raccordent sans convertisseur.

Gestion à distance : iRM sur Celeron, Intel AMT sur Core

Un poste encastré dans une armoire, sur un site à deux heures de route, coûte cher à redémarrer à la main. La gamme AFL4 traite le sujet, différemment selon la plateforme.

Les modèles Celeron embarquent iRM, la solution de gestion à distance d’IEI : les équipes informatiques et de maintenance suivent l’état du parc et interviennent sur un problème système avant qu’il n’arrête la production.

Sur la plateforme Core, le second port réseau est un contrôleur Intel® I226-LM compatible AMT. Prise de contrôle, diagnostic et redémarrage restent possibles quand le système d’exploitation ne répond plus — c’est-à-dire précisément dans le cas où un déplacement serait autrement inévitable. Sur un parc réparti sur plusieurs sites, cette fonction pèse plus lourd dans le coût d’exploitation que l’écart de prix entre deux plateformes.

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